Friedrich Bauer

Suivant de Sigmar à la tête aussi dur que celle de son marteau

Description:
Carrières

Frère du Marteau, ex-Initié

Bio:
Fridrick à Marienbourg

Quelques jours après son arrivée à Marienbourg, Fridrick s’était trouvé un emploi pour le Wasteland Import-Export Exchange grâce à Wolfgang qui l’a pistonné auprès de son nouveau patron, mais il démissionna après une semaine. L’horaire trop chargé l’empêchait d’accomplir ses devoirs envers Sigmar et le travail administratif lui puait au nez. En attendant de se trouver un nouvel emploi, il décida de séparer son temps entre l’orphelinat shallyien de Sainte-Rutha dans le quartier Suiddock, où il donne des cours d’histoire, de lecture et d’écriture aux enfants, et la chapelle de Sigmar dans le quartier Tempelwijk, où il aide à l’entretien des lieux en plus d’en profiter pour prier dans le calme. Même si ces deux occupations n’étaient pas payées, il recevait de la nourriture en échange de ses services, mais cela ne suffisait pas à payer l’appartement du quartier Oudgeldwijk. Un matin qu’il se rendait à l’orphelinat, il aperçut les cheminées des forges de Dwergsbezit et eut soudain la révélation du chemin à emprunter : il devait suivre l’exemple de Sigmar et demander l’aide des nains.

L’enthousiasme de Fridrick se frappa à un mur quand il arpenta pour la première fois le quartier nain. Bien que de nature plus libérale que les Middenlandais, les Marienbourgeois en général sont beaucoup moins chaleureux et, en comparaison avec eux, l’accueil des nains de la Cité était un bloc de glace. Même si Fridrick arborait le symbole de sa foi, la population naine levait à peine un œil sur lui. Puisqu’il n’achetait rien, on l’ignorait tout simplement. Personne n’était intéressé à employer un humain qui n’avait aucune des compétences mises à profit dans le Dwergsbezit. Bravant le froid de l’hiver côtier, Fridrick persista quelques jours au milieu de nains aussi peu communicatifs que travaillants. Un soir, alors qu’il revenait encore une fois bredouille, une voix l’interpella : « Hé p’tit gars! Tu veux apprendre sur mon peuple, il paraît? » Il se retourna et aperçut dans l’embrasure d’une choppe de forgeron un nain à la longue barbe rousse. Il acquiesça et son interlocuteur poursuivit : « Alors il faut d’abord que tu apprennes à penser comme un nain. Et pour ça, tu dois vivre comme un nain. » Il invita Fridrich à l’intérieur pour se réchauffer et manger.

Après les présentations, le forgeron nain, dénommé Durak Garilsson, lui offrit une bière. Fridrick ne comprenait pas pourquoi, mais il se sentait tout à fait en confiance chez cet étranger. Ils parlèrent et burent toute la nuit, discutant de leur passé respectif tels deux amis de longue date et se découvrirent plusieurs points en commun. Durak connaissait bien la province natale de Fridrick, car il avait participé aux derniers affrontements de la Tempête du Chaos et avait récemment quitté Middenheim pour reprendre la choppe de son ancien maître-forgeron, laissant ainsi derrière lui des compagnons d’armes humains. De plus, à la grande surprise du jeune initié, ils avaient même un ami commun, mentionné par le nain au hasard de leur discussion : le frère Olav, que Durak avait rencontré au front durant la dernière guerre contre le Chaos. Fridrick se réjouit de prendre des nouvelles du prêtre du village de son enfance et s’assoupit sous le poids de la bière. Il se réveilla le lendemain avec le pire mal de tête de sa vie alors que son hôte lui lança d’un grand coup amical de la main dans le dos : « Debout! J’ai décidé de t’embaucher. Alors au travail! » Il s’éloigna en riant et se retourna avant de quitter la pièce : « Ah oui! J’oubliais. Bienvenue chez les nains! »

Fridrick passa donc les longues semaines d’hiver à travailler à la forge de Durak Garilsson. Il avait congé à chaque Festag où il en profitait pour aller à la chapelle de Sigmar pour s’y recueillir. Les autres jours, en fin d’après-midi, il se rendait à l’orphelinat pour donner des cours aux enfants, car Durak lui permettait de quitter plus tôt pour accomplir de bonnes oeuvres. « Un esprit sain dans un corps sain » disait le nain. « En plus, c’est toujours bon d’avoir des amis chez les Shallyiens ». Grâce à son occupation dans le Dwergsbezit, Fridrick eut vent que l’ancien grand théogoniste Esmer, réfugié à Marienbourg puisqu’il refusait d’abandonner son titre depuis le retour de Volkmar le Sévère à Altdorf, cherchait des artisans nains afin d’ériger un temple de Sigmar au cœur de la cité portuaire.

Birth of a New Hammer

Après avoir quitté ses amis, je pris la route du Middenland avec le père Olaf où nous pourchassâmes les vestiges de la horde d’Archaon. Nous suivions alors une horde de beastmen et de cultistes du Chaos qui allaient vers le nord. Olaf, après m’avoir sacré frère du marteau, rendit visite à un de ses amis, un prêtre de Morr, dans le village de Taldertrorig. Ce dernier lui fit part d’une vision que Morr lui avait envoyée concernant Olaf, mais je fus tenu dans l’ignorance. Nous prîmes la route de l’Ostland, chassant la horde durant deux mois sans repos qui finirent par nous mener dans une petite ville fortifiée au nord appelée Bollwerk. Cette ville de chasseurs avait lourdement subi les affres de la guerre. Après avoir parlé au maréchal de la ville, Olaf revint me voir, alors que je m’affairais à soigner de nombreux blessés, et me dit : « Aujourd’hui, mon frère, prend fin notre chasse, car c’est ici que notre proie viendra nous querir. » Je n’avais jamais vu mon mentor aussi résolu. Un autre mois passa et nous aidâmes les villageois à rebâtir de leur mieux tout en prêchant la parole de Sigmar.

Un soir, Olaf vint me réveiller alors que j’étais perdu dans mes pensées, pour me dire de me rendre sur les remparts. Morrslieb éclairait la forêt d’une effroyable lueur. Soudainement, on les entendit… Les tambours et les cris des beastmen partout autour. Dans le regard des habitants de Bollwerk, on pouvait lire la terreur… Un d’entre eux se souilla même. Un autre répétait sans cesse une prière à tous les dieux qu’il connaissait. Puis Olaf prit la parole, secondé par ma voix: « Fils de l’Ostland! Le jour est venu de lancer un message aux hordes du Chaos qui grouillent encore sur nos terres. L’heure est venue pour ces êtres impies de choisir une route, celle de la fuite ou celle de la destruction, car tous les fils de Bullwerk qui laisseront la vie ici en amenant avec eux vingt de ces monstres verront les portes ouvertes du royaume de Sigmar où ils prendront le repas des victorieux au côté de Notre Seigneur Sigmar. » Ce discours eut un effet digne de ceux du père Huss. Pendant plus de deux semaines, nous repoussâmes les hordes insatiables du Chaos.

Par une nuit extrêmement pluvieuse, j’étais sur le champ de bataille avec vingt soldats de la ville et je voyais au loin Olaf avec trente autres soldats. Près de ce dernier, je le vit…Un homme encapuchonné de noir avec des mains longues et griffues, les mêmes que celles de mon enfance, les mêmes qui m’avait dérobé ma famille. Celui-ci se dirigeait vers Olaf. Je fondis avec mes douze soldats restants sur la créature de mes tourments, mais plusieurs cultistes et beastmen nous en séparaient. Mon cauchemar arriva à Olaf en premier, ils commencèrent à se battre en échangeant des paroles que je ne pus comprendre, étant trop loin. Après plusieurs coups bien envoyés, Olaf se fit toucher gravement. La créature s’avança pour l’achever, mais je pus au dernier moment parer son coup, puis répliquer en lui envoyant un coup de pied au visage qui la fit reculer. « Toi et les tiens m’avez pris ma famille, mais celui-là vous ne le toucherez pas. Je suis Fridrick Bauer, frère de l’Ordre du Marteau de Sigmar, et comme je l’ai juré à mon ami Durak Garilsson, je te présente Karaz-ok. Ce serait la dernière chose que tu verras. » Mon premier coup passa dans le vide. La créature était rapide. Deux coups arrivèrent, un du haut, l’autre du bas. Le deuxième fit mouche, m’envoyant à 1 mètre en arrière. Je fonçai à nouveau vers la créature. Elle esquiva encore facilement mes coups, provoquant un sourire qui montrait ses horribles dents pointues. Cette fois, les deux coups de la créature firent mouche et je sentis la blessure me brûler. Le médaillon de Durak se mit à briller et je trouvai la force de garder les yeux ouverts. Je mis un genou à terre en m’appuyant sur Karaz-ok et je débutai une prière. Karaz-ok se mit alors à briller et la créature fondit sur moi. Je me laissai toucher, encaissant une blessure profonde, mais je retins la créature au poignet pour qu’elle ne puisse se sauver. Alors je lui rendis son sourire, lâchai sa main et d’un coup je fis mouche à mon tour. Un bruit sourd se fit entendre. C’était sa colonne vertébrale qui venait d’être broyée. La créature rampa pour se sauver. Je boitai jusqu’à elle, je la retournai sur le dos et j’appuyai ma botte sur sa gorge avec pression. Le sourire de la créature avait disparu. « Dis aux autres de ta race que je les retrouverai et que je vous tuerai tous autant que vous êtes… Tout compte fait je leur dirai moi-même! » Je laissai tomber Karaz-ok sur sa tête qui explosa telle une pastèque un peut trop mure.

Il fallut une semaine de plus aux hommes de Bullwerk pour repousser tous les beastmen. On ne vit aucune trace de ceux aux doigts griffus. Olaf commençait à prendre du mieux et il pouvait à nouveau se tenir sur ses jambes. Je lui fis alors part de ma promesse de rejoindre mes amis à Altdorf pour une affaire laissée en suspens. Nous fîmes une accolade en nous promettant de nous revoir un jour, sachant bien que, dans ce monde dévasté, rien n’était sur. Un jeune garçon devenu orphelin dans cette bataille demanda à m’accompagner à Altdorf pour voir la capitale et peut-être se joindre à l’Église de Sigmar comme initié. J’acceptai et je commençai son enseignement puisqu’il avait encore tout à apprendre de ce monde. Je ne pouvais laisser ce jeune Lukas Mauer sans éducation. C’est ainsi, sur mon chemin vers Altdorf et mes amis Wolfgang et Gregor que j’ai commencé l’écriture de ce livre. Peut-être sera-t-il mon unique legs à ce monde, l’histoire de trois hommes que tout devait séparer, mais qu’un but avait uni. Les voies de Sigmar sont parsemées d’embûches. Puisse-t-on voir Sa Lumière dans les ténèbres.

Fridrick Bauer, prêtre de Sigmar

Friedrich Bauer

Les Enfants des Vents Faerbast Faerbast